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La genèse

Firouza en Perse désigne la Turquoise. Un prénom comme une invitation à vivre cette vie-là, à s’incarner pour créer, façonner, rêver sa vie, vivre son rêve et donner vie à ceux des autres. Un prénom offert en cadeau à une petite fille qui devait devenir un jour, une joaillière singulière.

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Depuis sa plus tendre enfance, Firouza se passionne pour ce qui a trait à la créativité. Entourée de sœurs qui partagent sa passion, elle invente, dessine, façonne des objets dont elle peaufine déjà les écrins, pour mieux les vendre ou les offrir. Au collège, le cours d’art plastique est sa cour de récréation. Elle aime le contact avec la matière, manipuler, transformer. Peu importe le matériau, chaque projet débride son imagination. Très tôt, elle sait ce qu’elle veut faire plus tard : un métier d’art. Ses bonnes notes influencent ses professeurs qui l’encouragent à suivre une voie scientifique. Mais Firouza tient bon. Elle a cette capacité intuitive de savoir ce qui est bon pour elle et la volonté d’y arriver. Elle est comme la pierre dont elle porte joliment le nom et qui a le pouvoir de nous relier à notre être profond, de nous faire découvrir notre véritable potentiel.

Dans le murmure d’un prénom, une destinée

À 14 ans, à l’heure des premiers choix, des premiers carrefours de la vie, la jeune fille pense à l’ébénisterie, la reliure, la taille de pierre, la calligraphie… Elle hésite, puis fait confiance à son prénom. Firouza part suivre des études de bijouterie à Morteau, puis à Lyon. Alors qu’elle attend son premier enfant, elle décroche un Brevet des Métiers d’Art en Art du Bijou et du Joyau et rêve déjà de créer son atelier.

Pendant qu’elle élève son fils, Firouza confectionne dès qu’elle le peut ses premières créations, à partir de cuillères en argent et de petits bijoux en or récupérés ici et là dans la famille. Elle s’entraîne, fond, sculpte, taille, peaufine les techniques apprises à l’école. Seule, elle en appréhende de nouvelles (la granulation, le filigrane, l’émaillage…) qu’elle expérimente et s’approprie à force de travail et de détermination. Son inventivité l’amène progressivement à varier les styles, à intégrer des matières plus singulières telles que le bois, la nacre, le verre, aux pierres et aux métaux précieux. Elle crée sa microentreprise et se fait connaître sur les expositions artisanales, à travers des collections tendance. Ses créations aux techniques complexes séduisent tout de suite.

La parenthèse CARTIER

C’est à ce moment-là qu’elle décide d’entraîner dans son sillage artistique son mari, Yacine, qui possède la fibre, elle en est convaincue. Firouza lui propose de devenir sertisseur afin de la seconder dans sa démarche de création. Il accepte. Sa formation est une véritable révélation. Le sertissage devient une passion qu’il mettra pendant 3 ans au service de la grande maison CARTIER où Firouza le rejoint en tant que bijoutière-joaillière. Là-bas, elle acquiert cette philosophie d’amélioration permanente, apprend à parfaire ses niveaux de finition. Elle côtoie l’exigence et sait à présent comment faire pour sublimer un bijou et le faire pénétrer dans l’univers de l’excellence. Alors, elle se lance.

Fondation d’une maison insolite et créatrice de rêves

La jeune créatrice prend son courage à deux mains, une inspiration, une impulsion et s’élance. Pour garde-fou, pas de filet ni de parachute, non, seulement son énergie, sa détermination, sa foi, l’amour et la confiance de sa famille et de son mari Yacine. Ensemble, c’est décidé, ils créeront une joaillerie singulière, un endroit qui leur ressemble, métaphore de leur philosophie. Le nom arrive comme une évidence. Le charme du prénom qui prédestine s’impose, celui de la joaillière : FIROUZA.

La Bourgogne comme écrin

Si Firouza et Yacine sont nés en région parisienne, la vie les a fait se rejoindre en Bourgogne, tout près de Dijon. Firouza garde intact le souvenir ému des premières expositions artisanales auxquelles elle a participé lorsqu’elle a démarré, notamment celle de Reulle-Vergy, témoin de ses premiers succès. Des années qu’ils rêvent de s’installer dans ce petit village des Hautes Côtes de Nuits. Le destin s’en mêle et un logement qui leur était dédié trois ans auparavant, fraîchement rénové, devient le leur. Comme si les pierres avaient attendu patiemment que le sort s’accomplisse pour devenir l’écrin d’une bijouterie singulière. C’est là, au cœur de ce pittoresque village de caractère que le couple pose ses valises, installe ses infants, son atelier, sa boutique et se met à créer.

Firouza impose sa griffe

Curieuse, la créatrice s’inspire de tout. Chaque objet, chaque merveille de la nature nourrit son imagination. Ses maîtres à penser sont René Lalique et Fabergé dont elle aime les parcours, les techniques et les réalisations. Son code de conduite : que transparaissent l’harmonie et la beauté. Pour le reste, elle ose tout : mélange de matériaux, créations très personnalisées, recherche symbolique, inspiration contemporaine, ethnique ou antique…

Sa singularité : À travers un bijou, savoir parler de nous. Faire en sorte que chaque création raconte une histoire, la vôtre, la sienne, la nôtre…

Firouza est un attrape-rêve, une créatrice faiseuse de songes, une joaillière conteuse.